Le projet de Musée de la Justice porté par la Société d’Études Scientifiques et Archéologiques prendra place dans la Maison du Bourreau, haut lieu de mémoire, dans le but de révéler les liens étroits et anciens qui existent entre l’institution judiciaire et la cité dracénoise tout en participant à l’enrichissement du patrimoine culturel de la ville.
Unique en France, le Musée de la Justice a pour but de faire découvrir et donner à voir une image historique et scientifique de la Justice et de faire comprendre les rapports entre la Justice et la société contemporaine à la lumière de celle du passé.

Le Musée entend

– Montrer ce que fût et ce qu’est l’organisation judiciaire et les hommes qui l’ont marquée.
– Montrer l’action de la Justice, civile, prud’homale et pénale.
– Recueillir et exposer les instruments de Justice et de ses auxiliaires, ses moyens d’investigation, de jugement et d’application des peines.

Les Moyens

Les moyens mis en œuvre participant à une offre culturelle dynamique et mettant en valeur le territoire et le patrimoine dracénois seront :
– La création d’un fonds d’exposition permanent.
– La mise en place d’expositions thématiques temporaires.
– La mise à disposition des ressources consultables.
Par la suite, un ” parcours découverte ” ouvert à tous les publics toute l’année sera élaboré afin d’inviter les groupes scolaires, touristiques et autres… à découvrir les lieux successifs de la Justice de la ville.
Ce fameux ” musée de l’histoire de la justice à Draguignan “, protégé par l’imposante tour de l’Horloge, est en effet son œuvre. Une œuvre personnelle autant que collective que le président de la Société d’études a su mener avec une poignée de compagnons d’armes. Charlie Clairici et Christophe Castel font partie de cette épopée de trois années de travail, de collecte de fonds, de recherches… et de passion. Avec au bout une fierté toute légitime.
Devant la foule des grandes exécutions capitales – il y en a eu 120 dans le secteur à partir de 1798 – et en présence des représentants du tribunal de grande instance de la ville, Pierre-Jean Gayrard rappelait aussi l’histoire de cette maison du bourreau, édifiée en 1846 par le ministère de la Justice de Louis-Philippe. ” L’édifice succédait à la tour de l’Horloge, pour abriter les bois de la justice, à savoir le grand échafaud d’exécution et le petit échafaud d’exposition des condamnés, mais aussi l’exécuteur des hautes œuvres de justice et sa famille “.

Contre la vente du bâtiment

Pour arriver, en 2010, à sa vente. ” Avec la Société d’études, nous nous sommes insurgés contre une aliénation de cet élément significatif et rare de notre patrimoine et de notre passé judiciaire, admiré par Frédéric Mireur “.
Malgré des moyens financiers très limités, Pierre-Jean Gayrard a donc joliment réussi son défi : sauvegarder ce lieu de mémoire afin de valoriser Draguignan, son patrimoine, d’accroître son attractivité et d’être éducatif pour la jeunesse.
Ainsi, devant le seuil où tant de têtes sont tombées, le touriste ignorant ne verra jamais de linge à sécher, une piscine gonflable et une balançoire en tubes multicolores !
L’histoire judiciaire, étroitement liée à la cité du Dragon, se poursuit. La légitimité de la cour d’assises n’est plus à prouver avec, dernièrement, le terrible procès des deux gendarmes assassinés.
Il faudra compter aussi avec ce nouveau musée, ” qui devait être vendu, mais la justice céleste en a décidé autrement “, expliquait Richard Strambio. Saluant le courage et la pugnacité ” d’une équipe qui a travaillé d’arrache-pied pour tout mettre en œuvre “.
Un petit tour s’impose donc dans l’ancienne maison du bourreau au terrible passé … et dont l’amandier est en fleurs.

La Maison du Bourreau

La Maison du Bourreau fut bâtie au pied de la Tour de l’Horloge, d’après les plans de l’architecte départemental Esprit Lantoin en 1846. Elle fut construite dans le but d’abriter la guillotine ainsi que le bourreau et sa famille. Les exécutions avaient lieu devant la maison. Le travail terminé, la machine était remisée dans un hangar situé sur l’emplacement de l’ancienne glacière de la ville. Dans ce même lieu, l’on peut voir encore aujourd’hui le fac-similé d’une guillotine. Devenue propriété de la commune, ce lieu de mémoire propose depuis le 1er juillet 2019 un survol de la justice à Draguignan du XVIe au XVIIIe siècle, ainsi que sur les hommes de loi ayant marqué la cité, l’histoire de la guillotine et ses bourreaux, les bagnes coloniaux avec présentation de l’autel de la chapelle du bagne de Toulon. Une pièce est consacrée aux scènes de crime et fait divers ainsi que les dernières condamnations jusqu’à l’abolition de la peine de mort, ou encore des maquettes, telles que la prison-route de Lorgues, fermée après les inondations de 2010, et celles des fourches patibulaires.

Source : http://canal-d.tv/

Source : http://www.tourisme-dracenie.com/

Source : http://societe-etudes-draguignan.com/

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