Le quartier compris entre le bas du Marché, la rue des Marchands et la rue de Trans était à la fin du Moyen Âge, composé de terres seigneuriales coupées par le canal de la ville, dévalant nord-sud depuis l’Observance.

La construction, un peu anarchique, y dessina des ruelles sinueuses.

Une des plus sombres, des plus étroites et des plus mystérieuses, la rue du Piquet Vieux (actuellement indiquée ” Traverse ” du Piquet Vieux) prolongeait une rue de la Poissonnerie, perpendiculairement au tracé des futurs remparts et de la rue des Marchands. Elle fut encore appelée rue de l’Hôpital (XVe-XVIe siècle), rue de la Maison de Ville (XVIIe) et rue du Piquet (XVIIIe), qualifié de vieux après le transfert de la maison communale sur l’îlot du Marché.

C’est dans un modeste immeuble (N°3) appartenant à l’Hôpital Saint-Jacques, et ayant façade rue de Trans, que s’installa au XVIe siècle la maison communale.

Le rez-de-chaussée devint l’auditoire des ” bonshommes “, les actuels Prud’hommes, après 1569. En 1641, elle servit aux fermiers du Piquet (perception – comme son nom l’indique – d’un impôt sur la farine).

Elle hébergea, à l’étroit, les premiers concerts de l’Association Musicale jusqu’en 1786, et un corps de garde en 90. Elle fut aliénée, en 1807, pour 4 325 francs.

Source : Draguignan – Le Temps Retrouvé – Pierre Jean Gayrard – Éd. Équinoxe

 

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