C’est en ces lieux, qu’un Frère Franciscain, au XVIIIe siècle aurait introduit la tomate à Draguignan. Ces tomates sont alors cultivées avec beaucoup d’attention dans le jardin du couvent. Cependant avant de s’inviter à la table des Dracénois et d’être la vedette de nombreuses et savoureuses spécialités culinaires Provençales comme la célèbre ratatouille, cet étrange fruit écarlate appelé par les Provençaux ” Pomme d’Amour ” leur sert à éloigner fourmis et moustiques. 

C’est une petite communauté de Frères Franciscains, les Frères Mineurs de la régulière Observance, qui s’installe en ces lieux au début du XVIe siècle, une douzaine tout au plus. Ils sont dirigés par un Frère gardien, ce sont des prédicateurs, des orateurs de talents recherchés dans toute la région.

Fait singulier, les Frères ont un cimetière situé au ” chevet ” de leur chapelle qui est le théâtre de la ” chasse au cadavre “. C’est un affrontement illustrant la rivalité d’intérêt des Frères avec la paroisse. Les Frères, n’ont en effet comme ressource que des dons et comme revenus les ” droits d’oblation “, les offrandes. Les nombreuses inhumations, en particulier lors des grandes épidémies comme la peste sont donc une manne, par l’argent récolté lors des funérailles, pour ces frères qui vivent du travail de leurs mains et de l’aumône.

Les bâtiments constituent un ensemble remarquable, c’est en effet le seul des nombreux ensembles architecturaux religieux que la ville de Draguignan a compté au fil des époques qui nous est parvenu aujourd’hui dans son intégralité.

La construction de ces bâtiments religieux a lieu en utilisant une partie des pierres du donjon, alors récemment démoli, de la ville. Elle débute en 1501 et s’achève peu après l’an 1517. Le style architectural est volontairement d’un grand dénuement reflétant ainsi l’engagement de cet ordre mendiant. Dans le cloître, une Pieta est le seul témoin restant des fresques d’antan. L’aspect des bâtiments extérieurs et intérieurs ont sensiblement changé au cours des époques, on pouvait voir à l’origine contre l’abside un clocher-campanile érigé sur une tour carrée. Les bâtiments subiront bien des dégâts au cours des siècles dû à des troubles, affrontements armés, inondations, mais leurs mauvais état est dû à une utilisation des lieux fort éloignée de la destination première de ce lieu de prière. En effet, il fut tour à tour Tribunal, infirmerie militaire, grenier, logement militaire, fabrique de bouchons, magasin de fruits et légumes, garage pour autocars, dépôt d’armes, dépôt de charbon.

Une rénovation importante était donc nécessaire, cette restauration des monuments est faite suite à l’acquisition des bâtiments par la commune en 1992.

À présent la Chapelle de l’Observance est devenue un lieu d’expositions culturelles. 

Source : https://www.visitvar.fr/

 

0 réponses

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *