L’industrialisation, la modernisation de l’activité des tanneries se poursuit durant tout le XIXe siècle et un grand nombre de métiers vivent grâce au savoir-faire des mégissiers : baudroyeurs, aiguilliers, boursiers, corroyeurs, cordonniers, bottiers, selliers, bourreliers, relieurs, gantiers, et fabricants de lacets.

Les mégissiers et blanquariés transforment les peaux en cuir et s’appliquent à obtenir les peaux les plus douces et blanches possibles destinées à de multiples utilisations.

Époque des élégantes et des voyages, le début du XXe siècle, voit le développement de la maroquinerie.

L’activité des tanneries constitue, ainsi, un élément majeur de l’activité et de la richesse de la ville.

Au début du XXe siècle sur 12 tanneries situées dans le département du Var deux sont à Draguignan.

Les tanneries arrêtent leur activité dans les années 1930.

Historique

On suppose que c’est au XVIIIe siècle que l’acheminement des eaux de la ville est canalisé en galeries souterraines afin de favoriser l’extension urbaine.

L’eau du canal des Moulins arrive en ville au niveau du lavoir de Folletière, qu’il alimente.

A sa sortie, sous la place du Jardin des Plantes, subsiste un important bassin de dépôt filtrant des eaux de l’aqueduc.

Ensuite le canal, prenant la forme d’une galerie de voûte en berceau, pénètre sous le centre ancien de la ville par le sous-sol du boulevard du Jardin des Plantes puis il précipite ses eaux dans les structures inférieures d’un moulin désaffecté situé Montée des Ouillères.

Le sous-sol de la ville abrite ensuite les nombreuses dérivations du canal des Moulins, c’est un labyrinthe souterrain de galeries qui s’enchevêtrent avec le réseau d’eau potable provenant des sources.

Un des endroits les plus remarquable se situe sous les habitations de la Rue des Tanneurs ou se trouve une salle quadrangulaire surmontée d’une voûte.

C’est le collecteur, une salle de distribution des eaux. Cette chambre abrite un bac de partage des eaux. Le bassin est doté d’une martelière mobile qui permettait de refouler l’excédent des eaux dans une conduite reliée à l’aqueduc des Moulins.

L’arrivée en eau potable provenant de la source des Rayollets conduit à une chambre quadrangulaire qui abrite un bac de partage des eaux jadis régulée par les fontainiers.

Elle alimentait quatre fontaines dont certaines ont disparu de nos jours : à la place Portaiguières (disparue), à l’actuelle place Roger Fréani (1613) anciennement place du ” Marché-neuf ” puis ” place de la Halle ” enfin ” place de la Poissonnerie “, une autre fontaine au ” Haut du Marché ” (disparue), et une autre au ” Bas du Marché “, surmontée du buste du baron d’Azémar.

Autrefois rue du Bàrri (rempart) elle est située dans les faubourgs de la ville au Moyen Âge.

Les Blanqueries ou Tanneries de Portaiguières sont une véritable zone industrieuse située à l’extérieur des remparts de la ville dont on voit un vestige : la Tour des Tanneurs.

L’abondance des eaux grâce au canal des Moulins développe le traitement des cuirs provenant de nombreux troupeaux des alentours. Les tanneries constituent un élément majeur de l’activité et de la richesse de la ville du XIIIe au XIXe siècle.

Au XVIIIe siècle, une tannerie moderne dépassera en excellence celles de Grasse et de Barjols.

Source : Résine média

0 réponses

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *