Nous souhaitions rendre hommage à une importante personnalité Dracenoise, Frédéric Mireur, qui, grâce à un incroyable travail de chercheur et d’archiviste sur sa ville natale de Draguignan, nous aura permis aujourd’hui, sous une forme plus interactive, de vous faire don de ce précieux savoir. 

Biographie

 

Frédéric Mireur naquit à Draguignan le 9 octobre 1834 au n° 32 du Boulevard de la Liberté. Fils d’un maréchal ferrant, il fut un élève travailleur et assidu.

 Au lendemain de ses examens, il attira l’attention du Maire de Draguignan, le Dr Bouyer. 

D’abord simple agent administratif municipal, il devint secrétaire général de la mairie en 1858.

Il fonda avec quelques amis un journal intitulé L’Echo du Var pour parer aux dangers de la politique. Mais la politique l’emporta, et en 1871 le journal disparut, à l’heure même où son fondateur était relevé de ses fonctions de secrétaire général de la mairie. Frédéric Mireur avait alors 37 ans et il était trop tard pour songer à entrer à l’École des Chartres.

 Et pourtant, le jeune archiviste, grâce à un travail acharné de deux années, se forma de telle façon qu’il fut nommé archiviste provisoire départemental le 3 juillet 1873. Il séjourna ensuite deux mois à Paris pour suivre un stage de paléographie, fut brillamment reçu à l’examen d’archiviste paléographe en 1874 et titularisé la même année dans le Var.

 

Passionné par sa ville natale, Frédéric Mireur en bon Dracénois continua pendant un demi siècle ses investigations précieuses dans le département et ses promenades à travers les moindres ruelles de Draguignan, dont il connaissait l’âge et la vie historique. Son œuvre est colossale, mais ne fut pas entièrement publiée notamment parce qu’une source ne lui paraissait pas définitive ! 

Auteur de l’œuvre en 8 volumes sur les rues de Draguignan, il travailla aussi sur la Sénéchaussée, les Etats Généraux, les couvents de Draguignan et près de 80 plaquettes sur la vie familiale ou publique de nos pères. 

Frédéric Mireur décéda le 20 Janvier 1919 dans sa maison Boulevard de la Liberté, à Draguignan.

Président honoraire de la société d’études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var, ainsi qu’archiviste départemental, il fut “accompagné à sa demeure dernière, entouré d’une sympathie unanime, mais sans fleurs, lui qui passait de si douces heures dans l’atmosphère embaumée de son petit jardin.

Nous avons dû laisser s’écouler un temps convenable pour parler de lui, tout en respectant ses désirs. Il est entré dans l’histoire.

Frédéric Mireur a laissé dans ses œuvres comme dans ses archives personnelles, fruit de ses recherches pendant un demi-siècle, la biographie d’une infinité de personnages, mais pas la moindre note sur sa famille et ses antécédents. Les documents communaux, de même que les minutes des notaires, n’avait pas de secret pour le travailleur consciencieux et méticuleux. Pas un mot sur lui…

“ Si bien que, suivant à la lettre ses volontés, on l’oublia, comme il s’est oublié lui-même, Frédéric Mireur, après avoir fait vivre tout un passé, demeurera seul inconnu, étranger dans cette ville de Draguignan qu’il aimait tant et dont il suivi les moindres pulsations à travers les âges.”

 

Jean Aicard à Frédéric Mireur .

 

De belles pages publiées en 1919, relatent les hommages de Jean Aicard à Frédéric Mireur .

Il nous raconte comment il a rencontré cet homme, travailleur infatigable, qui laissa une œuvre considérable, utile à beaucoup de chercheurs..

 

« … Je connaissais Mireur depuis mon enfance. Adolescent,  je reçus de lui et de son ami lettré François Dol, les premiers encouragements, quand je balbutiais mes premiers vers. Dol et Mireur ne se contentaient pas de les lire, ils les imprimaient dans « l’Echo du Var ».   Au sortir du lycée où il nous était interdit d’écrire des vers qui ne fussent pas en latin, les premiers éloges accordés à mes «  Stances à la Provence » m’étaient délicieux…

Mireur était un fervent de la solitude, ami des vieux parchemins. Un peu pâle, lettré par vocation, de santé fragile malgré l’ampleur de sa stature Mireur fuyait les invitations de l’amitié, l’invitant plus volontiers chez lui. …

..Je vis Mireur à Paris…Mireur à Paris ! …Il y paraissait à son aise à peu près comme un poisson sur les galets d’une plage…Il regrettait son cher Draguignan et ne pensait qu’à fuir….

Il ne pouvait se passer de Draguignan et je me demande en vérité comment Draguignan se passera de Mireur, il était l’âme de votre chère cité. »

 

Ainsi parlait Jean Aicard le 18 février 1919, il avait 71 ans….

 

source: http://histoirepopulairetourvaine.com/

source: Monographies des villes et villages de France/Tome V Frédéric Mireur.

source:http://www.amisdejeanaicard.free.fr/

 

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